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Aussi dénommé le "moustique tigre", le moustique Aedes Albopictus, est un insecte volant noir à rayures blanches et de petite taille. Il aime vivre près des habitations et se déplace dans un rayon de 150m de son lieu de vie. Quant à son lieu de ponte, il choisit des endroits où des petites quantités d'eau stagnent. 

Il a été observé la première fois en France en 2004 à Nice. Depuis, il se propage rapidement dans les communes en s'éloignant de plus en plus du littoral, et s'installe chaque année dans de nouvelles régions. Il a réussi à coloniser 5 continents en moins de 20 ans !

En France, il est installé dans la quasi-totalité des départements. En Île-de-France, il est officiellement implanté dans six départements : Paris, la Seine-et-Marne, l'Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. Un cas précis a été rapporté dans les Yvelines. 

Le Val-d'Oise appartient aux départements classés au niveau 0 du plan anti-dissémination du Chikungunya, de la Dengue et du Zika en métropole. Cette surveillance est dirigée par la Direction Générale de la Santé du Ministère des Solidarités et de la Santé, et est appuyée par des interventions de divers organismes comme dans certaines communes du Val-d'Oise où l'Entente Interdépartementale de Démoustication Méditerranée pose des pièges pondoirs dans le but de repérer les points d'introduction du moustique et d'empêcher son implantation pérenne. 

Ce repérage repose aussi sur la participation du grand public. C'est pourquoi, la plateforme de signalement citoyen, https://signalement-moustique.anses.fr/signalement_albopictus, est mise à disposition des particuliers. 

En effet, l'ïle-de-France est une zone de concentration de population et les nombreux déplacements de personne au sein de la région, ainsi que la présence de deux plateformes aéroportuaires, augmentent les possibilités de mise en contact du moustique tigre avec des personnes ayant contractées le Chikungunya, la Dengue ou le Zika lors d'un voyage à l'étranger, et retransmission à un autre individu. En revanche, si le moustique n'est pas contaminé, sa piqure sera bénigne. Dans certains cas, elle peut tout de même provoquer des inflammations ou des réactions allergiques. 

Pour lutter contre l'implantation du moustique tigre et de ses contaminations, une surveillance renforcée a débuté le 1er mai 2019 et se poursuivra jusqu'au 30 novembre. Les citoyens sont aussi sollicités à utiliser la plateforme numérique de signalement accessible à tous qui est disponible toute l'année. Aussi, des recommandations et des conseils pour se protéger du moustique tigre, et pour éviter son implantation en supprimant les lieux de ponte, sont transmis : 

  • Éliminer les endroits où l'eau peut stagner (déchets verts, pneus usagés, encombrants, ...) ;
  • Changer l'eau des plantes et des fleurs chaque semaine ;
  • Couvrir les réservoirs d'eau (bidons, citernes, bassins) et les piscines hors d'usage ;
  • Vider les récipients contenant de l'eau (arrosoirs, soucoupes, ...) ;
  • Vérifier le bon écoulement des gouttières ;
  • Privilégier le port de vêtements longs, amples et clairs car le moustique tigre est attiré par le noir ;
  • Signaler la présence d'un moustique tigre sur la plateforme  https://signalement-moustique.anses.fr/signalement_albopictus.

Retrouvez ces informations synthétisées dans la brochure suivante

Pour plus d'informations sur le moustique tigre et pour bénéficier d'autres conseils de prévention, rendez-vous sur le site https://signalement-moustique.anses.fr/signalement_albopictus/sinformer