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Dans cette actualité, redécouvrez en première partie l'article « Changement climatique : nous sommes le problème, nous sommes la solution » de M. Jean-Michel VINCENT, paru dans le dernier Vivre à Jouy ; et dans un second temps, consultez la présentation de la Semaine européenne du développement durable dans le Val-d'Oise.

Le changement climatique est notre pire ennemi. Il y a bien 40 ans maintenant que les scientifiques nous alertent. Et nous regardons ailleurs. Sauf que nous le provoquons, à coup de consommation d’énergies fossiles et de déforestation, au quotidien. Et il retombera d’abord sur les plus démunis. Bonne nouvelle quand même : nous sommes le problème, nous sommes donc la solution. Et des solutions, il y en a. Encore faut-il regarder la réalité en face et s’en servir pour s’en sortir.
 

Une question de température

Tout le monde n’est pas médecin mais tout le monde connaît la fièvre. Vous ne connaissez pas les ppm ? C’est comme les degrés de fièvre, peu de gens en connaissent la définition mais tout le monde sait qu’à 40°C, il faut se dépêcher d’aller à l’hôpital, et qu’à 42°C on est mort. Eh bien le Giec nous dit qu’à 415 ppm l’atmosphère va se réchauffer de 1,5°C, l’équivalent de 40°C pour un corps humain. À 450 ppm, c’est l’équivalent de 42°C.

Nous franchirons le seuil des 415 ppm en 2020, celui des 450 ppm dans les années 2030 : les riches et les pauvres en subiront les conséquences où qu’ils soient sur la planète. Le CO2 n’est ni de droite, ni de gauche.
 

Ce que disent les scientifiques du climat

Une tonne de CO2 émise à Pékin, New York ou Paris est uniformément répartie dans l’atmosphère tout autour de la terre et y reste un siècle et plus. Conséquence : les émissions de CO2 de 2018 continueront à changer le climat dans le siècle qui vient. Ce que nous avons vu l’été dernier n’est que le début des sécheresses, incendies, inondations, ouragans et autres « épisodes météo extrêmes ».

En février 2019 la concentration de gaz à effet de serre dépasse 411 ppm. Une réduction d’un tiers de nos émissions aujourd’hui nous donnerait 8 à 10 ans de plus pour agir.
 

Qui émet le plus de CO2 ?

En une vie d’homme, la classe moyenne et supérieure mondiale est passée de 300 millions à 2 milliards de personnes. Qui sont-ils ? Nous. Celles et ceux qui gagnent plus de 4 à 8 euros par personne et par jour. C’est ce gros quart de l’humanité qui émet 80% des gaz à effet de serre, à coup d’utilisation massive d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) et de déforestation pour faire pousser de quoi nourrir le bétail.
 
La classe moyenne et supérieure mondiale, nous parmi d’autres, tient son sort entre ses mains et avec elle celui des plus pauvres et des plus miséreux : 5,5 milliards d’autres êtres humains.
 

 

Comment réduire nos émissions ?

C’est comme une baignoire qui déborde : on ferme les robinets, ceux des énergies fossiles et de la déforestation, on ouvre la bonde, celle des énergies renouvelables.
Pas facile donc : les énergies fossiles sont installées ; leur utilisation épargne des efforts physiques (voiture, camion, train, bateau, ascenseur, escalator), fournit du confort (logement, éclairage, chauffage, eau chaude), épargne de la pénibilité au travail (grues, pelleteuses, tracteurs, machines outil, désherbants) ou procure du plaisir dans la vie (télévision, cinéma, musique, internet, week-end low cost, vacances dans les pays chauds); quant à la viande, elle est un signe de richesse, une habitude alimentaire, une culture culinaire. Mine de rien, voilà une caractéristique clé ; plus on gagne d’argent, plus on émet de CO2. Ce qui est très intéressant parce que du même coup, l’inverse est aussi vrai : plus on économise de CO2 plus on économise d’argent, plus on peut investir dans le renouvelable, pour vivre mieux. En changeant, un peu, nos comportements. 

Et ce n’est pas le retour à la bougie. Ni bonjour tristesse. Le programme c’est une meilleure santé, du bien être et du plaisir de vivre.
 

La chasse aux économies de CO2 peut être un jeu

Essayez, vous allez apprendre des tas de choses, monter en compétence comme disent les sportifs, inventer des trucs. Et vous amuser. Côté montée en compétence et donc prise en main de votre avenir et de celui de vos enfants, vous allez vous apercevoir qu’il vous faut agir sur votre nourriture (le tiers de nos émissions de CO2, tous postes confondus), les bâtiments qui vous abritent, chez vous et au travail (20%), vos déplacements (20%) et l’énergie qui se cache derrière toutes nos machines (déjà comptée dans les autres postes mais 75% au total !).
 
Postes majeurs sur lesquels agir au quotidien : la consommation de viande, le chauffage de votre logement, l’utilisation de la voiture (et de l’avion), les énergies que vous utilisez. Avec pour commencer 10% à 20% d’économies à la clé, sans investissement. Parfois plus. Juste en vous y mettant, en changeant de comportement, un peu.
 

Allez plus loin avec les économies réalisées !

Plus on émet du CO2, plus on peut en économiser, plus on peut investir dans le renouvelable. Si vous êtes dans les catégories dites populaires (en France) vous touchez entre 16 et 41 euros par personne et par jour selon votre revenu et la taille de votre famille (après impôts et prestations sociales). 10% d’économies, c’est 580 à 1480 euros d’économies par personne et par an. Si vous gagnez plus, ce que l’on appelle la classe moyenne en France, c’est entre 1480 et 2350 euros d’économies potentielles. 
 
Avec cet argent économisé vous pouvez par exemple :
  • Acheter des produits locaux et de saison, voire bio. C’est un double investissement : santé pour vous, vos enfants et richesse locale, en euros et en liens sociaux.

  • Ou acheter un vélo électrique, pour aller à la gare ou directement au travail : il va vous faire gagner encore plus d’argent ; une sorte de résolution forme physique-santé-bonheur de sentir les saisons passer tout en réduisant vos émissions de C02 et en gagnant du pouvoir d’achat.

  • Ou entreprendre l'isolation de votre logement qui va améliorer votre confort thermique, économiser de l’énergie, améliorer votre budget et réduire vos émissions de CO2.

Ensemble, on pourrait faire de nombreuses choses pour le climat... Mais cela demande un peu plus de place pour en parler.
 
Jean-Michel VINCENT
 
Plus d'informations sur www.agirlocal.org

La Semaine européenne du développement durable

Dans le Val-d'Oise, du samedi 25 mai au lundi 3 juin, est organisée la Semaine européenne du développemenent durable. Portée par la Direction départementale des territoires, cette semaine sera riche en animations grâce à la participation de plusieurs acteurs du Val-d'Oise comme Ecofest, l'agglomération de Cergy-Pontoise, Terres de liens, ... 

Leurs mobilisations ont permis d'offrir aux habitants un programme varié et animé à destination de tous. Cette édition propose des conférences, des projections, des visites, des goûters, ...
Retrouvez le programme complet, en libre consultation et en téléchargement, ci-dessous :

Toujours plus d'informations sur http://www.val-doise.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-et-nuisances/Developpement-durable/Semaine-europeenne-du-developpement-durable-dans-le-Val-d-Oise-25-mai-au-3-juin-2019