Vidéo protection

Un projet de renforcement du système de vidéo-protection des bâtiments publics et de leurs abords a débuté fin 2011. La préoccupation de la ville en matière de sécurité et de tranquillité publiques s’est d’autant plus renforcée que certaines infrastructures publiques ont subi d’importants préjudices ces dernières années, justifiés par des actions limitées de prévention de la délinquance depuis le début des années 2000.

Le centre technique municipal ou les gymnases des Merisiers se sont ainsi vus incendiés. Pour renforcer les moyens de dissuasion et d’élucidation des faits délictueux, la municipalité a décidé de renforcer son système de vidéo-protection.

Il s’agit d’un outil judiciaire, complémentaire au travail de la police municipale et de la gendarmerie nationale, et non d’un outil de surveillance de la voie publique. Ce système de 11 caméras qui devrait être opérationnel d’ici le début 2013, vise la protection des bâtiments publics des Eguérets situés dans les allées piétonnes, le centre technique municipal, les gymnases des Merisiers, les équipements de la rue Maurice Ravel en collaboration avec le bailleur social, la piscine et le relais assistantes maternelles. Il s’agit d’éviter les dégradations et les intrusions dans les bâtiments publics mais également d’assurer une protection renforcée des administrés. Les emplacements de ces caméras ont été définis après concertation des services techniques, de la police municipale, de la gendarmerie nationale et des bailleurs concernés, en fonction des statistiques de la délinquance constatées.

Les caméras, toutes protégées contre le vandalisme, donnent accès à un large champ de vision grâce à leur base pivotante pouvant aller jusqu’à 360° et leur possibilité de zoom.
Les images enregistrées par les caméras ne seront visionnées par les personnes habilitées que si un incident ou un acte de malveillance est survenu.

Le schéma d’implantation des caméras sera bientôt accessible sur le site Internet de la ville.

Un comité d’éthique sera mis en place en 2012 pour assurer le respect de la vie privée et des libertés publiques et l’éthique du dispositif.

Il sera composé de membres politiques et institutionnels et d’habitants volontaires. Plusieurs dispositions concernant la protection de la vie privée et des libertés publiques accompagnent la mise en place du réseau vidéo : un système de brouillage des images rend automatiquement l’écran flou lorsqu’un zoom est effectué en direction de fenêtres de bâtiments privés. Les images enregistrées sont automatiquement détruites au bout de 15 jours. A l’entrée des zones concernées, un panneau informe que la ville est placée sous vidéo-protection et les emplacements des caméras doivent être indiqués à quiconque en fait la demande.

Par ailleurs, le système de vidéo-protection a fait l’objet d’un avis favorable, validé par un arrêté de la commission départementale des systèmes de vidéosurveillance, qui dépend de la préfecture. Aucune modification des emplacements validés ou ajout d’un emplacement ne pourra se faire sans effectuer une nouvelle demande auprès de cet organisme.