Enserré entre coteau et Oise, Jouy-le-Moutier était un village de vignerons. Son plan d’intendance, réalisé en 1786, dénombre en effet 150 arpents de vignes, soit 12% de sa superficie. Retrouvez ici l'histoire de ce passé viticole à travers les recherches de Véronique Daver, menées avec le concours de collectionneurs, de personnalités locales et d'historiens.
Propriétaire d’un terrain excédant rarement trois hectares, le vigneron "louait" également ses services auprès des propriétaires de vignes dites "bourgeoises" c’est-à-dire appartenant à des abbayes ou des propriétaires urbains.
Les inventaires après décès de vignerons cultivateurs sont une source d’informations précieuses pour qui veut connaître leur vie quotidienne : chaque objet et instrument de travail étant prisés, la maison décrite très précisément.
Sous l’Ancien Régime, les paysans constituaient les trois quarts de la population française. C’était donc sur eux que pesait le plus le poids de la fiscalité, alors extrêmement lourde et complexe.
Outre les calamités climatiques (gelée, grêle, orage) néfastes à la vigne, des maladies, apparues dans la seconde moitié du XIXe siècle, s’y attaquèrent également.